Technologies Web feat. référencement & ergonomie – Greatest Hits #Nov. 2009

10 décembre 2009

Groupe D

Thématique : l’impact de l’évolution des technologies Web sur le référencement et l’ergonomie Web

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Google ou comment bousculer les fondamentaux du Web
    1. Commençons petit. Commençons pratique. Commençons Chrome OS
    2. Caffeine dope Google
    3. En attendant sa tasse de café…
  3. Mais il n’y a pas que Google sur Internet…
    1. Le référencement… par la voix ?
    2. La mobilité, un nouvel enjeu
  4. Conclusion

I. Introduction

On nous dit « remplissez bien la balise mots-clefs de votre page index.html ». On aurait envie de répondre « what da Hell?! » Parce qu’aujourd’hui, nous savons tous que la balise méta keywords a autant d’intérêt dans la structure d’une page codée en HTML que porter un ensemble Valentino pour sortir les poubelles ; c’est joli mais ça ne sert à rien. Récemment, Google revenait sur le fait de ne plus tenir compte de ces fameux mots-clefs dans une note publiée sur le blog qu’il consacre aux Webmestres. Le pourquoi du comment ? Les dérives de ce système, bien sûr ! On insère quantité de mots-clefs « fédérateurs » sans rapport aucun avec le sujet traité dans la page concernée. C’était encore malin il y a quelque temps mais ici, le changement de position de Google quant aux mots-clefs rétablie une certaine égalité des chances sur la Toile et instaure une sorte de « méritocratie du référencement ». PageRank – technologie utilisée par Google pour le référencement – récompense les bons développeurs, ceux qui sont allés triturer le code  source d’une page Web pour lui coller des balises H1 là où il en fallait et mettre en gras – donc en évidence – les mots les plus représentatifs du contenu de la page. On pourrait croire à une régression du système puisqu’une technique de référencement acquise depuis des lustres (celle des biens nommés keywords) est finalement ignorée par « le moteur de recherche sur lequel il faut être » mais il n’en est rien ! Il s’agit là de l’optimisation des technologies qui font tendre le Web vers cette plateforme idéalisée sur laquelle l’information tiendrait le rôle principal, relayant les codes inutilement surchargés et le link building à outrance au rang de figurants de série Z.

NB : Pour votre culture gé’, allez jeter un œil sur le (très bon) site go-referencement.org ; vous y trouverez un billet des plus complets traitant de ce doux concept qu’est le link building. Enjoy!

Google… Référencement… Keywords… Ce petit exemple pour vous dire que le Web change ! Les technologies Web surtout. D’aucun sait que la qualité de notre navigation sur le Ouaibe est la résultante de tous ces bouleversements techniques et technologiques plus ou moins majeurs, plus ou moins mineurs. Les répercutions qu’ils entraînent sont nombreuses et il serait bien prétentieux de vouloir les répertorier dans un seul article. Alors, nous ne nous intéresserons qu’à deux des leviers qui conditionnent notre expérience de l’Internet : le référencement et l’ergonomie.

La problématique est simple : qu’est-ce qui a fait bouger le Web en ce mois de novembre 2009 au point d’aller titiller le référencement des sites Internet sur les moteurs de recherche et révolutionner – ou pas – l’ergonomie Web ?

II. Google ou comment bousculer les fondamentaux du Web

1. Commençons petit. Commençons pratique. Commençons Chrome OS.

Le nom de Chrome doit vous dire quelque chose. C’est ce navigateur Internet que YouTube essaie de vous refourguer à chaque fois que vous visitez sa page d’accueil. Derrière ce logiciel ? Google ! Encore et toujours lui. Un peu plus d’un an après que Chrome soit venu piquer quelques millions d’internautes à Microsoft, Mozilla ou encore Opera, Google récidive en annonçant Chrome OS en juillet 2009. Loin de vouloir laisser les choses au hasard, Google a été jusqu’à créer une chaîne dédiée à Chrome sur YouTube ; comptant pléthore de vidéos plutôt enviables, cette chaîne aura tôt fait de vous rendre dingue des technologies affiliées à Chrome.

Ce mois de novembre aura été l’occasion pour ZDNet.fr de faire un point sur les caractéristiques de Chrome OS. Le système d’exploitation leur a été présenté par Google itself lors d’une conférence à caractère somme toute assez exclusif (si vous voulez voir la présentation vidéo de Chrome OS, c’est par ici que ça se passe). Quid de Chrome OS ? Notons déjà que « OS » signifie tout à la fois Operating System mais aussi Open Source. Car Google n’est jamais en reste quand il s’agit de flatter le développeur qui sommeille en tout un chacun. Il souhaite susciter l’intérêt du plus grand nombre (développeurs comme simples utilisateurs)  et créer l’engouement autour de son système d’exploitation maison, spécialement conçu pour les netbooks. Le principe est simple : on parle ici de toute une plateforme signé Google, à base de Google Documents, Gmail et tutti quanti. La grosse révolution étant sans doute qu’à l’inverse d’un système d’exploitation classique qui vous ronge votre disque dur avec la vélocité d’un termite à cou jaune, Chrome OS fonctionnera exclusivement grâce à Internet. Oui ma bonne dame. Internet only! Ni plus, ni moins. Mais comment se fait-ce ?

La portabilité d’un netbook pourrait justifier des performances au rabais mais ce serait oublier la force de la plateforme multi-logiciels de Google sur Internet. Avec tout un panel de logiciels plus accessibles les uns que les autres, la firme californienne compte bien mettre en avant l’interopérabilité de son offre pour conquérir un marché friand de choses pratiques, simples d’accès et joliment classiques. Et l’ergonomie dans tout ça ?

Avec un système d’exploitation tout-en-un alliant la rapidité du Web aux exigences de l’utilisateur casual, Chrome OS a tout pour rendre l’expérience du Web plus ludique. Il est tout autant question d’accéder à l’information rapidement que de multiplier les interactions intelligentes entre Internet et son espace de travail personnel. Sans doute est-il encore un peu tôt pour savoir si oui ou non Chrome OS révolutionnera le marché du netbook mais s’il tient ses promesses, le système d’exploitation de Google a toutes les chances d’être une étape importante de l’évolution des technologies associées au Web. Non seulement, Chrome OS ira changer notre façon d’appréhender l’interface Web – en en faisant une véritable solution de travail et de divertissement – mais en plus, ledit système d’exploitation ajoutera au Web actuel ce qui lui manque d’ergonomie. Mobilité, universalité, accessibilité. Peut-être est-ce aussi ça le Web 3.0…

Quoi qu’il en soit, lorsqu’on sait que Microsoft, de son côté, travaille au successeur de Windows 7 et que Midori – le nom de code du prochain OS made by Microsoft – utilisera les mêmes schémas que Chrome OS (online only), on peut penser que Google sera une nouvelle fois précurseur dans un domaine en voie de forte expansion.

Mais ne laissons pas Google se sauver comme ça, l’air de rien. Puisque le bougre couve une nouvelle idée qui pourra, elle aussi, changer les règles contemporaines du Web. Son nom : Caffeine.

2. Caffeine dope Google

Qu’est-ce que Caffeine ? Le nouveau Google, tout simplement. Car nous en viendrions presque à oublier que l’éditeur de Gmail est avant tout connu pour ses pages de résultats. Et justement, Le Journal du Net revient sur ce que sera le futur du moteur de recherche le plus visité au monde (67% des internautes l’utilisent ; cf. Challenges, nº 180, 17 septembre 2009, p. 49) dans un article publié mi-novembre. La présentation est sommaire mais elle a l’intérêt de proposer une vision globale du concept Caffeine. Ce qu’on en retient ? Le dopage des résultats en termes de vitesse et un meilleur référencement. Le célèbre moteur de recherche a subi un précieux lifting qui aura valu à son algorithme d’être en grande partie rénové. Pour les quelques-uns du fond qui ne suivent pas (« j’te mettrai des claques à ça, moi… »), sachez qu’un moteur de recherche fonctionne à partir d’un algorithme ; une sorte de règle de calcul qui va trier de façon logique et mathématique des résultats en fonction de critères de sélection bien définis. Et le nouvel algorithme de Google bouleverse un peu tout ce qui avait été fait jusqu’à présent sur sa plateforme. Quand l’actuel algorithme allait placer les vidéos YouTube en début de page, le nouveau ira sélectionner les informations en fonction de leur pertinence, le nom de domaine du site Internet ou (peut-être) même la rapidité de réponse du serveur. Les résultats en seront différents et la qualité des réponses données à nos requêtes n’en sera que meilleure.

Prévu pour janvier 2010, Caffeine n’obsède pas les équipes de Google au point de laisser l’actuel moteur de recherche à l’abandon. Loin s’en faut !

3. En attendant sa tasse de café…

Il y a quelques semaines, Google publiait sur son blog une information qui, même si elle paraît anodine, fera son petit effet dans les pages de résultats Google. Tout comme les Maticiens n’auront pas inventé le fil à couper le beurre, Google n’ira pas se vanter d’avoir imaginé le Fil d’Ariane. En revanche, ils l’utilisent (encore que pour le fil à couper le beurre…). STOP ! Ouvrez un nouvel onglet dans votre navigateur et taper « jeu pc aventure » dans Google. Vous voyez ? Oui. Le Fil d’Ariane. En bas de certains blocs de résultat. Tous n’en ont pas ! Cela dépend du site dont provient l’information, de sa structure. Mais voyez comme ce petit-rien peut vous aider à voir si oui ou non, vous allez tomber sur un résultat susceptible de vous intéresser lorsque vous cliquerez sur tel ou tel résultat. C’est ce que nous explique les rédacteurs de Brioude-Internet Référencement dans un article qui nous éclaire sur le pourquoi du comment de cet ajout dans les pages de résultats Google.

Mais Google, ce n’est pas que de l’Internet-Internet. C’est aussi de l’Internet mobile. Et ce mois-ci, pitite nouveauté *Homer staïle* du côté de la rubrique Actualités de Google sur mobile. Plus d’informations, plus d’images, plus de personnalisation… « Plus, plus, plus » pour ce qui est sans doute l’une des fonctionnalités de Google les plus appréciées des internautes mobile (ou « m-internautes » si vous voulez être in).

Toujours chez Google mais cette fois, du côté de l’ergonomie Web : la traduction dynamique selon Google. Les professeurs lui crachent dessus, les étudiants le vénèrent, Google Translate fait partie de ces outils qui facilitent la vie sur le Net. Mais il y a encore quelques semaines, ledit outil laissait souvent perplexe ; des résultats approximatifs, des traductions parfois complètement à côté de la plaque, des mots qui ne trouvaient pas d’équivalence… Aujourd’hui, Google Translate va mieux (merci pour lui). C’est ce que nous rapporte futura-techno.com dans une brève fleurant bon la geekerie geekienne. On va même jusqu’à vous donner un exemple de traduction narcissique ! N’est-ce pas bien merveilleux ? Pour ceux qui préfère voir plutôt que lire, Google a pensé à publier une vidéo de cette évolution de son traducteur sur YouTube. Thx!

Dernière information consacrée à Google, après basta ! De là à ce qu’on se fasse taxer de collaborateur… C’est sur YouTube que ça se passe cette fois et c’est Clubic qui nous met au parfum : le sous-titrage automatique des vidéos. Un mot : blu-ffant. Plutôt que d’expliquer en long, en large et en travers le concept, mieux vaut pour vous de regarder cette vidéo on-ne-peut-plus explicite et au moins tout aussi intéressante. Du sous-titrage automatique à la traduction dynamique des sous-titres, il n’y a qu’un pas. Google ne rechignant pas à cumuler les kilomètres à pied, cette autre fonctionnalité est également en phase de bêta-test sur certaines parties du site de streaming le plus apprécié au monde. À suivre…

III. Mais il n’y a pas que Google sur Internet…

1. Le référencement… par la voix ?

Ce sont les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie qui travaillent en ce moment-même sur un concept fort intéressant : le référencement grâce aux dialogues entendus dans les vidéos. L’Atelier (site Internet de veille du groupe BNP Parisbas) nous éclaire sur ce sujet somme toute assez difficile à appréhender à travers un article qui définit les bases du travail de notre équipe de chercheurs américains. Un travail qui semble être le fruit d’une somme considérable d’heures de développement étant la complexité du procédé. Quoi qu’il en soit, référencer une vidéo sur un moteur de recherche grâce à son contenu et ce, sans avoir été obligé de blinder la vidéo de tags (ndlr : mots-clefs attachés à un objet multimédia) pourrait bien être l’une des plus grosses nouveautés en termes d’ergonomie Web. Bien qu’il ne s’agisse encore que d’un travail de recherche universitaire, le concept semble bien avancé et pourrait rejoindre le travail dont nous parlions un peu plus haut, concernant le sous-titrage automatique des vidéos sur YouTube.

2. La mobilité, un nouvel enjeu

On voit l’iPhone dans toutes les mains. Partout ! iPhone × (métro + boulot + dodo). C’est un peu l’équation de la muerte. Celle-là même qui conditionne la vie de plus en plus de consommateurs à travers le monde. Et à ce propos, Kalenga nous apprend que ce ne seront pas moins d’1,2 milliard de personnes qui utiliseront les applications mobiles d’ici à la fin de l’année 2010. Plus d’un individu sur dix : on croit rêver ! Et pourtant. Il s’agit bien là de l’une des nouveautés technologiques qui va faire fureur l’an prochain.

L’Internet mobile et les applications sur téléphone portable sont en train de devenir la norme. On pense immédiatement à Apple et son AppStore mais on peut également voir fleurir un peu partout sur le Net des versions mobiles des sites d’actualités, de marques, etc. Le problème est le suivant : tout est fait dans l’urgence. On ne compte plus les sites Internet mobile qui alignent les liens comme un Parisien cumule les PV ; la mise en forme n’est pas fameuse et l’ergonomie s’en ressent. Comme toute nouvelle technologie, celles de la mobilité vont nécessiter de s’appuyer sur l’expérience des précurseurs pour voir leur potentiel décupler. À ce jeu-là, Google Mobile (décidément !) fait office de référence. Mais on peut dorénavant citer Mozilla Firefox qui, dans une logique d’anticipation de la demande, travaille sur un navigateur Web mobile. Le site L’informaticien.com nous rappelle d’ailleurs qu’une nouvelle RC (Release Candidate, une version d’essai en somme) sera disponible incessamment sous peu. En attendant la sortie du navigateur, il est toujours possible d’aller zieuter cette vidéo de présentation de Firefox Mobile. On y découvre un navigateur particulièrement bien fichu qui mettra au tapis bon nombre de ses concurrents tant l’interface allie l’utile au visuellement agréable. Résultat : une ergonomie à faire rougir de honte Safari sur iPhone.

IV. Conclusion

Un mois de novembre très Google dans l’âme mais une euphorie des technologies autrement plus stimulante que de simples évolutions d’ordre visuel.

On pourra retenir énormément de choses et sans doute y-aura-t-il encore beaucoup à dire sur l’impact des technologies Web du côté du référencement et de l’ergonomie mais voilà bien ce qu’il fallait avoir vu en ce mois pré-Noël. On notera l’incroyable volonté de Google d’être précurseur sur le Web mais également – et c’est sans doute là le plus important – l’envie générale de donner aux mauvaises manières de l’Internet un bon coup de cravache. Il est question d’accessibilité, de mise en valeur du fond sur la forme (haut les cœurs !), de mobilité… Tout un tas de concepts qui feront les beaux jours du Web durant la prochaine décennie et qui seront, à n’en pas douter, les maîtres-mots du Web 3.0. On a hâte !

I. Google ou comment bousculer les fondamentaux du Web

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