Sophie Bonvallet, Matic promo 1 : 2000/2001
Pourquoi as-tu choisi la licence Matic ?
Ce qui m’a plu c’est le coté avant gardiste, le fait de pouvoir accéder à de nouveaux métiers. Je ne voulais pas m’arrêter à Bac + 2 c’était un peu tôt.J’ai voulu pérenniser mon enseignement en me spécialisant dans un domaine novateur. J’ai voulu contribuer à être les 1ers à faire une licence valable qui avait toutes les chances de réussir, Marc Lagaillarde (NDLR : le fondateur de la Licence Matic) avait fait un bon lobbying.
Quelle matière as-tu préféré en Matic ?
La partie technique, logicielle : Dreamweaver, Photoshop… la partie business plan, le montage d’une « start-up » et l’ouverture des enseignements marketing sur des choses concrètes. Le profil semi-professionnel et pas seulement universitaire.
As-tu trouvé du travail rapidement ?
La matic s’est terminé en juillet, j’ai trouvé du travail 2 mois après donc je n’ai pas eu de grosses difficultés à trouver du travail ;-) Hutchinson recherchait un profil spécifique marketing-web et avait passé une annonce au secrétariat Matic. Ils avaient un besoin très précis et ont fait un travail de recherche très pro-actif pour répondre à ce besoin. Ce fut un concours de circonstances. C’est une démarche que j’ai retrouvée dans d’autres sociétés qui avaient une réelle volonté de créer des postes liés aux NTIC, d’avoir des gens au fait, à la pointe des nouveautés web-marketing de celles-ci et formés pour ça. Aujourd’hui les maticiens ont plus de concurrence mais ce besoin de la part des entreprises existe toujours. De plus, celles-ci n’ont pas forcement envie de sous-traiter cette partie là, et souhaite avoir ces compétences en interne car cela touche quand même à la stratégie et c’est important d’avoir un suivi de ce coté sans avoir à payer tout le temps. Les entreprises souhaitent également investir sur un profil qui va pouvoir être juge de ce que font les prestataires, un profil suffisamment avertit pour juger les différentes agences. Il ya une réelle place à prendre en tant que Chef de projet où l’entreprise devient le client, une fonction transverse par rapport aux autres services de l’entreprise.
Pourquoi as-tu repris tes études ?
Malgré tout le bien que m’a apporté la licence Matic, je souhaitais voguer vers d’autres aspirations professionnelles je voulais notamment évoluer vers des postes qui touchaient plus à la stratégie. Je n’ai pas souhaité faire de formation interne, différents projets perso m’ont décidé à reprendre mes études. J’ai donc repris une licence puis une maîtrise d’information/communication à la Sorbonne, une licence –car je venais de province je n’avais pas eu un enseignement purement théorique et ils ont eu peur de mes bases. Avec du recul, je trouve que ce n’était finalement pas plus mal… Cette licence m’a permis de développer mes compétences autres que web : droit, psychologie liée à la communication… Un vrai complément d’enseignement, des rencontres de profs pointus et exigeants qui n’ont pas beaucoup de temps à accorder aux étudiants, une autre méthode de travail…
Ensuite j’ai commencé à travailler pendant que j’étais en maîtrise car j’avais beaucoup de temps. J’ai fait un stage en street marketing puis je suis restée ensuite un an sur ce poste. J’ai négociée ensuite mon départ que je ne souhaitais pas continuer dans cette branche, j’ai donc pris du temps pour me reformer au web. J’ai travaillé ensuite en tant que freelance où je créais des pages web, ça m’a permis de me remettre dans le bain. J’ai trouvé ensuite un poste de chargée de marketing axé très web. Et je suis depuis l’année dernière Responsable marketing Corporate, le web représente 20-30% de mes activités.
Quels conseils donnerais-tu aux maticiens ?
Il faut être curieux, bien se tenir informé. Il faut bien cibler ce que vous avez envie de faire, ne pas s’éparpiller et bien se spécialiser dans un domaine du web qui est tellement vaste. Il faut savoir s’entourer de gens compétents, faire du travail d’équipe. Faire prendre conscience à l’entreprise de la place des projets et de ce qu’ils peuvent apporter pour ne pas faire que de la mise à jour de pages. Il faut développer sa curiosité, son esprit d’équipe, sa volonté de s’investir dans des projets moyens et longs termes. Sinon il vaut mieux travailler en agence. S’inscrire sur du long terme et se lier à la stratégie. Aujourd’hui, un site est vraiment quelque chose d’utile, il faut réaliser la 1ère approche de prospection, anticiper les demandes d’infos des prospects et faire gagner du temps aux commerciaux. De bien travailler leur anglais pour avoir un bon niveau sinon ils se bloqueront sur beaucoup de postes.
Quelles sont tes principales missions aujourd’hui ?
Développer le marketing opérationnel : les salons, les contenus éditoriaux, l’organisation de conférences de presse, cibler les dossiers thématiques, être là au bon moment en terme de communication… Avoir un site qui fonctionne, effectué la mise à jour de son contenu, réaliser des pages de produits attractives… Faire du site une réelle plateforme pour le grand public avec des échanges techniques, un forum… Le référencement bien ciblé et sur des sites verticaux.